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ANTITHÈSE / Antithesis

 

 

Marcel De Grève

 

ÉTYMOLOGIE / Philology

Du grec antithesis, « opposition » de ἀντὶ anti : « contre » et thesis, « action de poser une idée ».

 

ÉTUDE SÉMANTIQUE / Definitions

1. (Linguistique. Selon Jules Marouzeau). « Disposition symétrique de l’énoncé propre à souligner l’opposition de sens entre deux termes » (Lexique de la terminologie linguistique.– Paris : Paul Geuthner, 1933).

 

2. (Rhétorique ; Stylistique). Figure microstructurale (immédiatement compréhensible) par laquelle l’opposition des idées est rendue frappante par celle des mots, des syntagmes ou des propositions, dans une même phrase. (Figure).

 

3. Dans un sens plus large, contradiction forte, dans un développement, un poème, une tirade de théâtre, de deux représentations, de deux comportements, de deux points de vue sur le monde, de deux tonalités. (Figure macrostructurale).

 

4. (Philosophie, depuis Hegel). Deuxième moment d’une démarche dialectique (le contre), après la thèse (le pour) ; l’antithèse les réunit en un nouveau donné.

 

CORRÉLATS / Collocations

AD’DAD, APHORISME/Aphorism, ARGUMENTATIF/Argumentative, ARGUMENTATION/*

BAROQUE/*

BINAIRE/Binary; Binarism,

CHIASME/Chiasma; Chiasmus, COMPARAISON/Comparison, CONTRAINTE/Constraint, CONTRASTE/Contrast,

DIALECTIQUE/μμ

DIFFÉRENCE/Difference; DIFFÉRANCE/Differance,

EMPHASE/Emphasis; Pomposity; Bombast,

FIGURE/Figure,

GROTESQUE/Grotesque,

HUMOUR/Humour,

MÉLANGE DES GENRES, MICROSTRUCTURAL/Microstructural,

OPPOSITION/Opposition, OXYMORE/Oxymoron,

PARADOXE/Paradox, PARALLÈLE/Parallel,

RYTHME/Rhythm,

SYMÉTRIE/Symmetry.

CLASSICISME/ Classicism,

EMPHASE/ Emphasis,

FIGURE/ Rhetorical figure,

OXYMORE/ Oxymoron,

PARADOXE/ Paradox, PARALLÈLE/ Parallel, PÉTRARQUISME/ **

REFUTATION/**

ROMANTISME/ Romanticism.

THÈSE/Thesis.

 

NOMENCLATURES / Families of terms

FIGURÉ/Figurative language,

LOGIQUE/Logics,

NARRATION/Narrative,

PROCÉDÉS/Devices,

RHÉTORIQUE/Rhetorical criticism,

SÉMANTIQUE/Semantics,

STYLISTIQUE/Style.

 

MOTS-CLÉS

Ad’dad,

Comparaison,

Différance, Différence,

Oxymore,

Narration,

Paradoxe, Procédés,

Rhétorique, Rythme,

Sémantique, Stylistique.

Binaire,

Contraire,

Contraste,

Dichotomie,

Figure,

Opposition,

Paradoxe,

Technique.

 

Keywords

Comparison,

Devices, Differance, Difference,

Narrative,

Oxymoron,

Paradox,

Rhetorical criticism, Rythm,

Semantics, Style.

Binary,

Contrary,

Contrast,

Dichotomy,

Opposition,

Paradox,

Rhetorical figure,

 

 

ÉQUIVALENTS / Correspondences

Allemand / German : Antithese, Gegensatz.

Anglais / English : antithesis.

Arabe / Arabic : ﺔﻠﺑ بﻘﻤﻟا am muqābala; قبﺒﻂﻟا al tibāq ; ﺔﻘﺑ بﻃﻤﻟا al mutābaqa.

Chinois / Chinese :

Coréen / Korean :

Danois / Danish :

Espagnol / Spanish :antitésis.

Français / French : antithèse.

Grec / Greek : antithesis.

Hongrois / Hungarian : antitézis, ellentét.

Italien / Italian : Dans un sens courant : antetesi, opposto (contraire de quelqu’un). En philosophie et en lettres : antitesi.

Hébreu / Hebrew :

Japonais / Japanese :

Latin : antithesis.

Néerlandais / Dutch : antithese ou tegenstellings.

Persan / Farsi :

Polonais / Polish : antyteza.

Portugais / Portuguese : antítese.

Roumain / Romanian :

Russe / Russian :

Viêtnamien / Vietnamese :

Russe: антитеза antiteza, противопоставление protivopostavlenie, (protivopolojnost pour « l’antithèse de quelqu’un »), антитезис antitezis, противоположность protivopoložnost’ ; контраст kontrast.

 

COMMENTAIRE / Analysis

En tant que figure de rhétorique, l’antithèse est une espèce de court-circuit provoqué par l’élision d’une comparaison. Il s’agit donc d’un outil capable d’exprimer le caractère général d’un phénomène par le biais d’une forme particulièrement concise. Par son caractère paradoxal, l’antithèse, comme le dit Piero Toffano, a la faculté de toujours surprendre le lecteur : « Il carattere sempre sorprendente e paradoxale delle antitesi, la loro primitivita et includibilita, la scorciatura che fanno subire all’esperienza, tutto questo contribuisce poi alla monumentalita dell’enunciato che aspira il volore di massima » (la figura dell’antitesi nelle Massime di la Rochefoucauld.-Fasano : Schena, 1989).

Cette figure fut abondamment pratiquée dès l’Antiquité. En Grèce, le sophiste Gorgias y recourait systématiquement. Et, selon Aristote dans sa Rhétorique , les deux membres d’une phrase sont « antithétiques , quand, dans chacun des deux membres les contraires sont opposés ou quand le même mot est joint aux contraire ; par exemple : “ ils rendirent service aux uns et aux autres ; à ceux qui étaient restés et à ceux qui avaient suivi ; aux uns ils avaient acquis un empire plus grand que leur patrie ; aux autres, ils avaient laissé leur patrie qui leur suffisait”. Les termes antithétiques sont “rester” et “suivre”, “suffirent” et “plus grand” » (Livre III, 9, Budé, pp.61-62). Dans l’Antiquité latine, Cicéron, mais aussi Virgile, Horace l’utilisèrent tant au niveau de la phrase qu’à celui de tout un texte, une première phrase pouvant générer un développement entièrement fondé sur l’antithèse. Ainsi, contre Catilina et ses partisans, Cicéron accumule les antithèses au nom même du combat qu’il mène, celles-ci étant soulignées par l’antithèse fondamentale : hinc-illinc : « Ex hac enim parte pudor pugnat, illinc petulantia ; hinc pudicitia ; illinc stuprum ; hinc , illinc scelus ; hinc fides, illinc fraudatio ; hinc pietas, illinc scelus ; hinc constantia ; illinc furor ; hinc honesta ; illinc turpitudo ; hinc continentia ; illinc libido : denique æquitas, temperantia, fortitudo, prudentia, uirtutes omnes certant cum iniquitate, luxuria, ignauia, temeritate, cum uitiis omnibus ; postremo copia cum egestate, bona ratio cum perdita, mens sana cum amantia, bona denique spes cum omnium rerum desperatione confligit. In eiusmodi certamine ae proelio, nonne, si hominum studia deficiant, di ipsi immortales cogant ab his praeclarissimis uirtutibus tot et tanta uitia superari » (« De notre côté combat la modération, de l’autre la licence ; ici la pudeur, là, la débauche ; ici la loyauté, là, la mauvaise foi ; ici, la vertu, là, le crime ; ici, la fermeté raisonnée, là, la folie furieuse ; ici, l’honneur, là, l’infamie ; ici la continence, là, le libertinage : ici, enfin, l’équité, la tempérance, le courage, la prudence et toutes les vertus entrent en lutte contre l’injustice, la sensualité, la lâcheté, la témérité et tous les vices : et, pour tout dire, c’est l’abondance qui fait la guerre à la disette, le parti de l’ordre au parti de la révolution, la saine raison à la folie, les espoirs fondés au désespoir sans bornes ! Dans un tel conflit, dans un tel combat, si le zèle des hommes venait à défaillir, n’est-ce pas que les dieux immortels eux-mêmes forceraient tant de vices odieux à plier devant les plus magnifiques des vertus ? ») (Deuxième Catilinaire, XI-25.– Paris : Budé, pp.40-41).

Autre exemple : la première strophe de la première Bucolique de Virgile est antithétique par l’opposition « tu vs nos » : au bonheur du berger en sécurité dans le champ qui lui appartient, il oppose la détresse de celui qui, chassé de son pays, s’en va sur les routes. C’est le thème du poème tout entier. Souvent, dès le début d’un poème, Virgile en annonce ainsi le sujet et le sens en quelques vers serrés : « Tityre, tu patulae recubans sub tegmine fagi/ silvestrem tenui musam meditaris avena/ nos patriae fines et dulcia linquimus arva/ nos patriam fugimus : tu, Tityre, lentus inumbra/ formosam resonare doces Amaryllida sylvas » (« Tityre, couché sous le dôme d’un vaste hêtre, tu essaies un air sylvestre sur ton léger pipeau ; et nous, nous quittons le sol de notre patrie et nos doux champs ; nous fuyons notre patrie ; toi, Tityre, étendu à l’ombre, tu apprends aux forêts à répéter le nom de la belle Amaryllis ») ( Bucoliques . - Paris : Garnier, trad. M. Rat, 1953, p.1).

Par la suite, du moins en Europe, ni le Moyen–Age ni la Renaissance n’ont ignoré l’antithèse, par exemple dans la poésie amoureuse ou mystique. On peut citer à cet égard Bernard de Ventadour, et surtout, au début de la Renaissance italienne, au XIVe siècle, le poète et l’humaniste Pétrarque dont le Canzoniere a marqué pendant des siècles la poésie amoureuse en Europe. Ainsi, en France, au XVIe siècle, les poètes néo-pétrarquistes, comme Jacques Peletier du Mans, dans Amour des Amours (1555), mais aussi Ronsard et Du Bellay à leurs débuts pratiquent fréquemment, comme Pétrarque, les antithèses du feu et de la glace, du soleil et de la pluie, de la chaleur et du froid, voire du chaud et du gel, du jour et de la nuit, de la lumière et de l’obscurité, du rire et des pleurs, de la vie te de la mort.

Toutefois, certaines époques, plus que d’autres, ont privilégié l’antithèse dans toutes les formes littéraires, notamment les âges baroque et romantique. En effet, l’antithèse peut n’être qu’une figure destinée à donner de l’emphase, du relief à la formulation, mais elle peut également véhiculer une vision du monde dichotomique, fondée sur des oppositions de type philosophique (le vrai et le faux), moral (le bien et le mal), religieux (le péché et la grâce).

En 1636, Calderon, qui avait une prédilection pour l’antithèse a pu, dans La vida es sueno (La vie est un songe ) avoir recours à ces deux types d’antithèses selon ses personnages. Ainsi, le jeune prince Astolphe, pour conquérir l’infante Etoile ou plutôt le royaume de Pologne, oppose ce qu’a prédit le destin à l’héritier légitime, Sigismond et à lui-même : « Pour lui, il a prédit la violence,/ l’orgueil, le, le malheur et le meurtre » (…) « quand il m’a prédit le bonheur/ trophées, succès, félicités » ( Deuxième journée.– Paris : Flammarion, pp. 162-163). Mais, au cours de la « troisième journée », l’antithèse que Calderon attribue à Sigismond met en balance, selon une vision chrétienne du monde, la vie temporelle de l’homme et sa vie éternelle, son salut. Il résiste à la tentation de violer la jeune Rosaure au nom de cet argument : «Si ce n’est là qu’un songe et qu’une vaine gloire/ qui donc pour vaine gloire humaine/ acceptera de perdre une gloire divine ? » (pp. 322-233). Avant cela, dans Hamlet, où domine une tonalité sombre, mélancolique, c’est par une antithèse que Shakespeare faisait commencer le célèbre monologue de son héros à la scène I de l’Acte III : « To be or not to be ». En France, la structure binaire et équilibrée de l’alexandrin (avec la césure à l’hémistiche) favorise bien évidemment la figure de l’antithèse et les tragédies de Corneille en sont truffées. Ainsi, dans Horace, construit entièrement sur une contradiction, l’opposition pour Horace entre l’amour de la « Patrie » et ses affections, familiales, amicales, on trouve des antithèses à chaque scène. Ainsi, son père, le vieil Horace, plaide ainsi en sa faveur auprès du Roi : «Mais puisque d’un tel crime il s’est montré capable/ Qu’il triomphe en vainqueur, et périsse en coupable » (Acte V, scène II, Pléiade, t. I, p.893).

Les écrivains dits classiques ont eu recours à l’antithèse dans leurs alexandrins, aussi bien La Fontaine dans ses Fables, que Boileau dans ses satires, que Racine dans ses tragédies. Dans ces vers de Boileau, les mots s’opposent dans une même phrase, à propos des contradictions de l’homme, pourtant éclairé par la raison, par rapport à l’âne qui l’est par la nature : « Tout lui plaist et déplaist, tout le choque et l’oblige./ Sans raison il est gay sans raison il s’afflige./ Son esprit au hazard aime, évite, poursuit,/ défait, refait, augmente, oste, élève, détruit. » (Satire VIII, Pléiade, p.47).Dans Athalie de Racine, l’antithèse ouvre et ferme le chant du chœur sur ce qui attend Sion et ses habitants : « TOUT LE CHŒUR chante. O promesse !ô menace ! ô ténébreux mystère !/ Que de maux, que de biens sont prédits tour à tour !/ Comment peut-on avec tant de colère/Accorder tant d’amour ? » et « LAPREMIERE/ Que de cris de douleurs !/ LA SECONDE/ Que de chants de victoire ! » (Acte III,scène VIII, Pléiade, pp.736-737). En Angleterre, au XVIIIe siècle, époque du classicisme dans ce pays, Alexander Pope a privilégié l’antithèse, mais essentiellement dans ses œuvres didactiques, morales et satiriques, au service du raisonnement. L’antithèse est utilisée comme opposition équilibrée entre deux termes voire entre deux vers qui se répondent l’un à l’autre, voire de façon filée par exemple dans l’Essay on Man (1733-34) où il associe poésie et philosophie. Ainsi, il annonce sa vision : « I say first, of God above, or Man below » (London : A. Miller ; J., R. Tonson, 1763, p.3). Plus loin, il évoque ainsi les contradictions de l’homme : « In doubt to deem himself a God, or Beast ;// In doubt his Mind or Body to prefer ;/ Born but todie, and reas’ning but to err ; / Alike in ignorance, his reason such/ Whether he thinks too little, or too much  » (p.31).

Bien entendu, l’antithèse se retrouve dans toutes les littératures, de tous les temps. Mais elle est devenue un principe de la littérature romantique, en particulier du drame. Alors que le XVIIe siècle avait nettement distingué la tragédie et la comédie, le drame romantique se fit souvent par l’union des deux genres. Le comique apparut dans les œuvres en antithèse avec le tragique : ainsi le vers de la comédie vint faire contraste avec celui de la tragédie. Par exemple, d’après sa préface à Ruy blas (1838), Hugo oppose Don Salluste, « l’égoïsme absolu, le souci sans repos » et « Don César, son contraire (…) le désintéressement et l’insouciance » (Pléiade, t.I p.1494). Dans le drame lui-même, à la scène II de l’Acte V, la seule apparition de Don César, liée à un quiproquo, engendre le comique (il boit, s’emplit les poches d’or qui ne lui est pas destiné), fait antithèse par rapport à la situation tragique qu’a déclenchée Don Salluste dans son désir de vengeance contre la reine. Mais l’antithèse, dans son rôle de figure de rhétorique et liée à l’alexandrin donne du relief à maintes oppositions : Ruy Blas, héros éponyme, amoureux de la reine parle ainsi de lui-même à Don César : « Abandonne/ Ce misérable fou qui porte avec effroi/ Sous l’habit d’un valet les passions d’un roi ! » (p.1522). Mais, comme on le sait, cette figure règne dans toute l’œuvre de Hugo, en vers et en prose. En Russie, dans le drame de Pouchkine, Boris Godounov (1830), deux scènes font d’emblée antithèse, la première, tragique, la seconde, comique, dans deux décors opposés : « le Palais du Tsar » et une « auberge de la frontière polonaise ». Dans son palais, Boris exhale son angoisse et ses remords d’usurpateur qui a assassiné l’héritier du trône ; à l’auberge, des moines boivent, chantent et plaisantent. L’antithèse comme figure régit également des vers ou des tirades, telle l’antithèse entre « moi » et « toi » dans la grande tirade adressée par le tsar à son fils Fiodor avant sa mort (in : Griboiedov, Pouchkine, Lermontov, Œuvres, Pléiade, p.176).

L’antithèse a-t-elle disparu du discours littéraire? On ne peut l’affirmer, malgré un abandon progressif d’une ou de visions du monde binaires dans ce discours. Au XXe siècle, des auteurs comme Raymond Queneau jugent l’antithèse artificielle et ne se privent pas de la railler. Queneau la parodie ainsi dans ses Exercices de style : « Ce n’était ni la veille, ni le lendemain, mais le jour même. Ce n’était ni la gare du Nord, ni la gare de Lyon, mais la gare Saint-lazare » ( Paris : Gallimard, 1947,p.29). (Il rejoint Pascal qui, dès le XVIIe siècle se montrait sévère contre le recours excessif aux antithèses : « ceux qui font les antithèses en forçant les mots comme ceux qui font de fausses fenêtres pour la symétrie : leur règle n’est pas de parler juste, mais de faire des figures justes » (Pensées, Préface générale, Pléiade, p.1O99). Toutefois, l’antithèse peut parfois trouver un appui dans la redondance, comme chez Samuel Beckett : « troisième partie après Pim pas avant pas après pas avec » ( Comment c’est.– Paris : Minuit, p.14).

L’oxymore, qui allie en un syntagme des mots de sens opposés peut être considérée comme un cas particulier d’antithèse. On connaît le vers de Corneille, dans Le Cid : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles ». Calderón les a multipliés dans La vida es sueño : tels « vivo cadaver » (« cadavre vivant » ) ou « esqueleto vivo » (« squelette vivant ») pour exprimer la situation du prince Sigismond, enfermé dans une tour.

Mais, toute opposition n’est pas une antithèse : il y faut une contradiction forte. Daniel Bergez, Violaine Gérard et Jean-Jacques Robrieux dans leur Vocabulaire de l’analyse littéraire (Paris : Dunod, 1994) voient un emploi abusif du mot antithèse pour commenter le titre du roman de Stendhal Le rouge et le noir : « la symbolique des couleurs renvoyant respectivement à la vie militaire et à l’Eglise n’est pas contradictoire mais forme tout au plus un contraste » (p.21).                                                                         Marcel De Grève

                                                                Rijksuniversiteit Gent

 

Bibliographie / References

Bergez, Daniel ; Gérard, Violaine ; Robrieux, Jean-Jacques. – Vocabulaire de l’analyse littéraire. – Paris : Dunod, 1994.

 

Dumarsais- Fontanier. – Les tropes. – Genève : Slatkine-Reprints, 1967, 2 vol.

 

Durand, Gilbert. –Les structures anthropologiques de l’imaginaire. Introduction à l’archétypologie générale. – Paris: Presses Universitaires de France, 1963.

 

Toffano, Piero. – La figura dell’antitesi nelle Massime di La Rochefoucauld. – Fasano : Schena, 1989.