Paul : une année au Québec


Portrait : Paul Nabiev, étudiant de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines parti  1 an en mobilité au Québec (Université de Sherbrooke, proche de Montréal)

Arrivée

Arrivé à l’aéroport (Trudeau), je suis passé par le bureau de l’immigration, puis, après avoir récupéré mes bagages, les agents d’Accueil Plus (service d’Accueil des étudiants internationaux auquel on peut s’inscrire gratuitement et simplement en fournissant son nom et son adresse mail lors de ses démarches administratives en ligne) étaient là pour m’accompagner. Un agent m’a donné de la documentation et des informations. Ensuite, j’ai pris le bus 747 pour 10 CAD (dollar canadien) pour partir de l’aéroport vers le centre-ville. Si vous étudiez hors de Montréal, prenez un covoiturage ou le car (un peu plus cher, mais il me semble que le 747 va à la gare d’autocars).

Quotidien

Il faut savoir que le système universitaire canadien est quelque peu différent du français. Le nombre de crédits, la notation (en lettres, ex: A-, B+,..) et les conditions de réussite du programme peuvent varier selon ce dernier. En général, on a 4 à 7 matières par trimestre (souvent 5, comptant pour 3 crédits chacune, que l’on choisit parmi les cours disponibles dans son programme), donc moins d’heures de cours, mais il y a presque toujours quelque chose à préparer entre chaque séance. Les devoirs et le suivi des cours sont généralement à consulter en ligne, et plusieurs cours nécessitent l’acquisition de livres (parfois chers). Mais bon, si vous assistez aux cours et que vous faites ce que vous avez à faire, vous n’aurez pas de E (synonyme d’échec).

Le dollar canadien étant plus faible que l’euro, plusieurs produits et services au Québec (essence, cigarettes, certains vêtements, l’électronique, certains véhicules, des produits plus ou moins locaux) sont moins chers qu’en France. Cependant, quelques produits et services sont plus chers, comme les produits alimentaires importés ou les abonnements téléphoniques, sans oublier les pourboires que l’on doit laisser un peu partout. Ayant étudié à Sherbrooke, les loyers sont abordables. Si vous étudiez à Montréal, où les loyers le sont un peu moins, privilégiez les colocations entre étudiants. Enfin, vous pouvez bénéficier de l’assurance maladie québécoise (en fournissant quelques documents justificatifs de votre assurance maladie française). Pour les prix, il y a un autre bémol: les taxes. Il y a une taxation nationale (Canada) + provinciale (QC) et même en ouvrant un compte là-bas cela n’enlèvera rien, à moins de travailler là-bas.

Extra-scolaire

En-dehors des cours, et bien vous faites ce qui vous chante ! Si vous aimez le sport, allez voir les Canadiens de Montréal au Centre Bell, supportez ou représentez votre équipe universitaire, pratiquez les sports d’hiver, faites des randonnées… Vous pouvez aussi visiter les parcs nationaux du Canada, et par la même occasion faire des road-trips dans le pays ou encore aux États-Unis. Vous pouvez assister aux nombreux festivals et événements ayant lieu un peu partout au Québec, faire du chien de traîneau, ou simplement découvrir la culture, les villes et environs de la province… Bref, vous avez l’embarras du choix pour faire ce qui vous plaît.

Projets liés à cette mobilité

Ce pays m’a toujours intéressé, et maintenant que je le connais un peu, j’ai comme projet d’y retourner très bientôt dans le but de m’installer et travailler à Montréal après mes études. Je souhaite d’ailleurs y repartir en échange l’année universitaire prochaine.

Conseils

Ne vous découragez pas à cause de toute la partie administrative à préparer pour votre départ, ça vaut le coup de se prendre la tête quelques jours pour avoir cette opportunité ! De même, il ne faut pas oublier que, bien que la province du Québec soit francophone, ce n’est pas la France, il est donc normal que la mentalité des Québécois diffère de la nôtre.

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