Retours d’expériences : le service civique à la Faculté avec Corentin, Lucie et Megan


Corentin, Megan et Lucie ont réalisé une mission de service civique au sein de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines pendant l’année universitaire 2018-2019. Ils reviennent sur leur 8 mois d’expérience au service de la communauté universitaire

Pourriez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Corentin. Je suis actuellement en pause dans mes études, après avoir fait une première année de master recherche en histoire mais j’aimerais continuer par la suite en master MEEF. Je suis le premier service civique de la mission de sensibilisation et inclusion du handicap de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines.

Je m’appelle Megan, avant mon service civique j’ai fait une licence LLCER anglais puis j’ai commencé un master MEEF à la rentrée 2018/2019. Je me suis vite rendu compte que ce master n’était pas fait pour moi. J’ai alors rejoint le bureau des Relations Internationales de la fac pour faire un volontariat en service civique.

Je m’appelle Lucie et je suis étudiante en sociologie. J’ai effectué une mission de service civique dans le pôle animation de la FLSH à partir du mois de novembre.

Quel était votre mission de service civique ?

Corentin : Ma mission consistait à essayer de faire évoluer les mentalités des étudiants et des personnels à l’échelle de l’université ainsi que de sensibiliser les personnes sur le handicap. Mon service civique se compose en deux parties : la mise en place d’activité dite de sensibilisation à l‘échelle de l’université sur différentes composantes (avec des stands de sensibilisation tenues par des associations, des jeux ludiques, etc.). La seconde partie est de préparer des animations avec les autres services civiques (et/ou associations étudiantes).

Megan : Ma mission consistait à accueillir et à aider à l’intégration des étudiant Erasmus/internationaux, mais aussi de mettre en lumière la vie internationale au sein de la fac. J’organisais des événements mêlant les étudiants étrangers et locaux. J’accompagnais aussi les étudiants partant en mobilité à la rentrée prochaine.

Lucie : Mon rôle  cette année a été d’animer le campus et de coordonner les associations. Il y en a énormément au sein de la FLSH, mon rôle était donc de les aider, mais également de faire en sorte que leurs événements ne se chevauchent pas.

Quelles sont les conditions du service civique ?

Corentin : Il faut effectuer 24 h par semaine, ce sont des horaires flexibles permettant de le combiner à un autre travail ou ses études.

Megan : Quand on est en service civique, nous sommes des volontaires. Ce statut permet beaucoup de liberté et donc de pouvoir le combiner à des études ou un autre travail.

Lucie : Le service civique est de 24h par semaine, mais on nous laisse quand même un peu de liberté. Il y a certaines semaines très chargées où 24h ce n’est pas suffisant mais certaines semaines sont au contraire peu chargées. Il faut alors savoir s’organiser. L’avantage de mon service civique c’est que j’ai le privilège d’avoir un bureau personnel qui me permet de travailler dans le calme mais aussi de recevoir les associations avec qui je travaille. Malgré ce sentiment de liberté, on sait que l’on est entouré si besoin, ce qui est rassurant.

Comment avez-vous été recruté.e à la FLSH ?

Corentin : Je m’étais créé un réseau grâce aux postes que j’avais déjà occupés à la faculté. Je pense que le fait d’avoir un proche en situation de handicap a été un plus pour mon recrutement.

Megan : Je connaissais la chargée de communication de la faculté grâce au tutorat d’accompagnement durant ma licence, elle m’a appelée pour me proposer le poste de service civique du bureau des Relations Internationales.

Lucie : J’ai essayé de m’investir un maximum quand j’étais présidente d’association ce qui m’a donné l’occasion de voir en quoi consistait cette mission de service civique. J’ai coorganisé les pré-rentrées des associations. Juste après j’ai postulé à cette mission, j’ai passé un entretien aux « speed dating des services civiques » et j’ai été retenue.

Pour quelles raisons avez-vous souhaité réaliser une mission de service civique ?

Corentin : Je l’ai vraiment fait pour le plaisir et pour faire un plus sur mon CV. Ce service civique m’a aussi permis de faire une pause après 4 années d’histoire. On se sent utile et ça peut aussi nous permettre de nous orienter pour la suite.

Megan : Sachant que je venais tout juste d’arrêter mon Master, je l’ai fait pour rester au sein de la fac, mais aussi pour réfléchir à ce que je voulais faire par la suite. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire mon service civique.

Lucie : J’ai fait mon service civique pour le plaisir et pour m’apporter un plus dans ma vie professionnelle.

Avez-vous bien réussi à allier études et service civique ?

Corentin : J’ai vraiment choisi de faire une pause dans mes études mais le service civique avec ses heures flexibles permet d’allier les deux. Avant mon service civique, j’effectuais une double licence j’étais donc déjà habitué à faire de grosses semaines. Ce poste amène aussi des compétences en rapport avec les études.

Megan : J’ai fait le choix d’arrêter mon master. Je me suis alors trouvée dans un moment compliqué puisque j’étais perdue dans mon orientation. Le service civique m’a alors permis de combler mon année et me retrouver dans mes choix d’orientation.

Lucie : Cela a été difficile au début, il faut réussir à ne pas se concentrer uniquement sur le service civique mais également sur les cours. Il faut une bonne organisation. J’ai réussi à obtenir ma L2 de Sociologie, donc je pense avoir bien réussi à combiner mes études et ma mission.

Avez-vous bien été accompagné.e ? Par qui ? Comment ?

Corentin : J’ai été bien accompagné par l’équipe avec laquelle je travaillais. J’ai été entouré de Elise Cruzel responsable de la scolarité, Isabelle Masse qui s’occupe de l’aménagement des études et Isabelle Couty responsable du handicap à l’échelle de l’Université au Carrefour des Étudiants. Elles étaient présentes dans les moments de stress et de doute en m’apportant des conseils. De plus, travailler au sein de la scolarité amène un vrai plus, il y a une excellente ambiance et un réel sérieux tout au long de l’année.

Megan : J’ai été très bien accompagnée par Marie Christine Nouhaud, Virginie Tisserant qui travaillent dans le bureau des Relations Internationales. Mais aussi par Saïd Ouaked, qui a cru en moi dès le début. Ils ont toujours été présents pour moi et je me suis vite sentie intégrée grâce à leur sympathie. Ils m’ont donnés beaucoup d’informations, par exemple, si j’avais une idée en tête et que je ne savais pas comment la développer ils me donnaient leur avis. Il y avait un réel travail d’équipe entre nous.

Lucie : Je travaillais avec Cécile Lapeyre et Diane Bracco (chargée de mission animation du campus) elles ont su m’accompagner dans mes projets et me rassurer quand c’était nécessaire. Elles m’ont aidée à mener à bien ma mission. Mais il y avait également les associations et plus particulièrement les associatifs qui ont réalisé un vrai travail d’équipe autour de moi.

A quels obstacles avez-vous fait face ?

Corentin : Le plus compliqué pour moi a été la recherche d’idées. Il fallait tout construire et je ne pouvais pas m’appuyer sur  d’anciens services civiques à mon poste.

Megan :Mon obstacle a été de parler en public devant beaucoup de personnes, surtout avec des étudiants qui ne parlaient pas bien français. Mais j’ai su la surmonter.

Lucie : On ne peut pas dire qu’il y ait réellement des obstacles … on va dire que le plus difficile est de faire en sorte que tous les associatifs soient présents (ce qui est quasi impossible) mais il faut aller les chercher pour les impliquer un maximum dans la vie du campus. La difficulté de ma mission : réussir à fédérer toutes les associations.

Quels ont été vos points forts et vos  points faibles durant votre mission?

Corentin : Mes points forts étaient ma facilité de communication et d’adaptation. Au départ, je ne connaissais pas les personnes qui géraient les associations et au bout de quelques mois je connaissais tout le monde. Je suis organisé et je connaissais bien les logiciels de dessin vectorielle (Inscape, illustrator) grâce à mes études (histoire et géographie). Mes points faibles ont été mon caractère impulsif et mon impatience. Je n’avais pas non plus toutes les connaissances sur le handicap mais j’ai appris sur le tas.

Megan : Étant de nationalité anglaise, mon point fort était ma capacité de parler et de comprendre les étudiants Erasmus/internationaux. Mon point faible a été mon manque d’organisation. Je faisais tout au dernier moment, ce qui m’ajoutais un stress supplémentaire.

Lucie : Mes points forts étaient ma connaissance des associations et du monde associatif. J’avais déjà organisé des événements. Quant à mes points faibles, je pense que c’était le stress, le manque de confiance en moi et les prises de décision.

Quelles compétences avez-vous pu acquérir ?

Corentin : Ce poste m’a permis de développer des compétences dans la gestion d’événement, d’acquérir de  l’autonomie et de mettre en pratique des compétences que j’avais pu acquérir en licence de géographie.

Megan : J’ai pu acquérir du relationnel, développer mes compétences rédactionnelles et des compétences dans l’organisation d’événements.

Lucie : Cette mission m’a permis d’acquérir des compétences dans la réalisation d’affiches, dans l’écriture de mails professionnels  mais aussi de renforcer d’autres compétences comme l’orthographe et l’autonomie.

Qu’est-ce que le service civique vous a apporté ?

Corentin : D’abord, de la confiance. J’ai pu, avec l’aide de tous, acquérir une certaine confiance en mes capacités. Il m’a apporté également un vrai intérêt pour la gestion d’événement, de l’idée à sa mise en place que l’on peut faire avec une multitude d’acteurs. J’ai pu également réfléchir longuement sur mon avenir, ce que je voulais vraiment faire. Je dirais toutefois que la réelle plus-value est la sensation de bonheur que j’ai pu avoir en faisant ce service civique.

Megan : Grâce au service civique j’ai fait de très belles rencontres que ce soit sur le plan personnel ou professionnel. Je me suis sentie utile et j’ai pu apporter mes idées au service des relations internationales. J’ai aussi découvert la vie associative de la fac, quelque chose à laquelle malheureusement je ne me suis pas intéressée durant ma licence.

Lucie : J’ai pu faire des rencontres professionnelles et amicales (extraordinaires). Mais le service civique m’a aussi aidé à prendre plus confiance en moi. Je maîtrise mieux mon stress, la gestion du temps et je me sens plus à l’aise en public.

Voulez-vous faire un métier en rapport avec la mission de votre service civique ?

Corentin : Je voulais déjà devenir professeur mais ça me plairait de travailler dans une classe avec des élèves en situation de handicap. Je trouve que les cours d’éducation civique peuvent permettre de parler du vivre ensemble et donc de faire passer des messages, qui ont été le but de mon service civique.

Megan : Je pensais déjà me tourner vers le tourisme, ce service civique m’a aidé à conforter mon idée et a été une réelle période de transition entre le monde des études et le monde professionnel.

Lucie : Je dirais plus que ça a confirmé mes envies. Je me suis vraiment rendue compte que ne je voulais pas faire professeur des écoles, et que c’est l’animation et la culture qui me plaisent. J’aimerais continuer à organiser des événements.

Que diriez-vous aux jeunes qui pensent faire une mission de service civique ?

Corentin :  Je leur dirais qu’il faut être organisé et qu’il faut savoir communiquer. Mon deuxième conseil serait de prendre un réel plaisir à faire un service civique, on y a va pour une mission qui nous intéresse avant tout. Enfin, je dirais que faire un service civique c’est bien, mais il ne faut pas s’enfermer dedans : c’est l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes, de faire de nouvelles choses et de réfléchir vraiment sur soi.

Megan : Je leur dirais qu’il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à son équipe et proposer des idées que l’on pense inconcevable. Il est difficile au début de créer du lien avec les étudiants Erasmus/internationaux qui sont déjà là depuis la rentrée mais il ne faut pas perdre espoir le lien va venir. Mon dernier conseil serait de s’associer avec l’association LISA.

Lucie : Éclatez-vous ! Certes il va y avoir des moments de doute, de stress mais la plupart du temps c’est génial. Un réel contact humain existe. Il faut croire en soi et foncez !


Les offres de missions pour l’année universitaire 2019-2020 seront en ligne à partir du mois de septembre et le recrutement aura  lieu  lors de la 3ème édition du Service civique dating jeudi 19 septembre 2019 à La salle du temps libre – Léo Lagrange à Limoges.

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