Pierre Buisson – Master Anglais

Pierre Buisson a fait  des études d’anglais à la Faculté, après une licence Langues, Littératures et Civilisations Etrangères , il a obtenu un master d’anglais en 2018.


  • Quelle est votre parcours universitaire ?

J’ai commencé par effectuer une licence LLCER Anglais à la FLSH, car, en sortant du lycée, mon souhait était de devenir journaliste. Je m’étais renseigné à ce sujet et j’avais vu qu’il fallait passer certains concours pour entrer en école de journalisme, et je pensais que je n’avais pas assez de « bagages » en sortant juste du Bac pour pouvoir obtenir ces concours. Je me suis donc dit qu’il valait mieux que je commence par faire une licence, histoire d’avoir quelques compétences supplémentaires afin de pouvoir réussir ces concours. Comme j’aimais beaucoup l’anglais, je me suis donc tourné vers cette licence. En plus, je me disais que maîtriser une langue étrangère serait un plus, si ce n’est un élément indispensable, pour pouvoir être journaliste.
Sauf qu’au fur et à mesure de cette licence, j’ai découvert beaucoup de choses qui m’ont fait changer d’avis sur mon parcours professionnel, je n’ai donc plus voulu devenir journaliste. J’ai donc décidé après ma licence de me diriger vers le master LLCER Anglais qui était axé sur la Recherche, toujours à la FLSH. J’étais en effet intéressé par cet aspect Recherche et avais envie de pouvoir développer plus certaines compétences que j’avais commencé à travailler depuis la licence, vu que ce master en était en quelque sorte la suite.

  • Qu’avez-vous pensé du master ? 

Alors honnêtement, je ne regrette pas du tout d’avoir fait ce master, bien au contraire. Ça m’a vraiment permis de pouvoir développer mon sens de l’organisation dû au fait de devoir réaliser 2 mémoires (un en M1 et un en M2), ça m’a aussi beaucoup aidé au niveau des procédés d’écriture, ce qui me sert vraiment aujourd’hui dans mon métier, mais surtout de pouvoir travailler sur notre réflexion personnelle et notre analyse que nous pouvons avoir sur beaucoup de sujets, ce qui est pour le coup très différent du travail de licence. Non pas qu’il n’y ait pas ce genre d’exercice en licence, mais là les exigences n’étaient évidemment pas les mêmes et les analyses demandées étaient en général plus « poussées » ce qui est quelque chose de vraiment très important et très utile dans la vie de tous les jours je trouve.
Au niveau du contenu, nous étions bien sûr, comme il s’agit d’un master de langue, très porté sur la culture et la civilisation du monde anglophone, avec des cours comme de la linguistique, de la traduction, de la littérature, etc… Pour quelqu’un qui aurait fait la licence LLCER Anglais et qui aurait apprécié cette licence, je dirais qu’il s’agit en quelque sorte de la suite logique de ces enseignements de licence, mais avec bien sûr une exigence plus importante et un côté Recherche bien plus présent que lors de la licence.
Pour ce qui est de la relation avec les enseignants, on peut dire que c’est le top parce qu’ils sont vraiment disponibles pour nous aider. Honnêtement, dès que j’ai eu besoin, ils n’ont jamais rechigné pour nous filer un coup de main. Je pense que ça doit être dû à essentiellement deux choses : déjà, à Limoges, la Fac est vraiment à taille humaine ce qui fait que les profs nous connaissent et ont un suivi plus personnalisé des étudiants, ce qui est un gros plus. Ensuite, les profs que l’on a sont généralement des enseignants-chercheurs, ils connaissent donc parfaitement les difficultés que peut poser le travail de Recherche, et sont aussi généralement assez contents de partager leurs travaux avec nous. J’ai donc trouvé qu’il y avait une vraie facilité à discuter de tout ça avec eux. Avec ma directrice de mémoire par exemple, la relation était vraiment très bonne ce qui a été une aide considérable pour pouvoir réaliser mes mémoires dans de bonnes conditions.

  • Quelles compétences avez-vous développé au cours du master ? 

Cela dépend bien évidemment du master que l’on fait. Lorsque vous faites comme moi un master de langue, vous développez en premier des compétences linguistiques. Après, ce qui est commun à la plupart des masters, c’est le fait de réaliser un ou plusieurs mémoires. Là, je dirai que l’on développe principalement des compétences organisationnelles (savoir prioriser les choses, créer un échéancier, savoir comment regrouper ou séparer les différentes informations) des compétences au niveau de la Recherche (savoir trouver des informations concernant notre sujet de mémoire et les argumenter, savoir peser le pour et le contre, réussir à les classifier entre celles qui sont les plus importantes et celles qui sont plus secondaires) et bien sûr des capacités rédactionnelles lorsque l’on rédige le mémoire. Et lorsque que l’on fait un master de langue, si l’on doit rédiger le mémoire dans une langue étrangère, on améliore bien évidemment de façon conséquente nos capacités linguistiques dans la langue donnée.

  • Avez-vous un stage pendant le master ? 

Non je n’ai pas fait de stage. Mais j’encouragerai toutefois les étudiants à le faire s’ils peuvent, car c’est toujours une ligne de plus dans le CV qui pourrait faire la différence lors d’un entretien, et puis cela permet d’acquérir de l’expérience et de pouvoir mettre en pratique ce que l’on a abordé en cours.

  • Comment s’est passée votre insertion professionnelle après le master ? 

Juste après avoir fini mon master en Septembre 2018, j’ai effectué une mission de Service Civique au Centre de Langues de l’Université de Limoges. J’y suis resté jusqu’en Juillet 2019. Ça a été une expérience enrichissante parce que c’était vraiment lié à ce que j’avais fait durant mes études, du coup j’ai pu mettre en application beaucoup de choses que j’avais travaillé en cours. De plus, ce genre d’expérience permet aussi de rencontrer des gens et donc de commencer à avoir des contacts professionnels, ce qui est vraiment très important parce que c’est souvent par le biais de ces contacts que l’on arrive à rencontrer de nouvelles personnes qui parfois peuvent nous proposer de nouvelles opportunités professionnelles. C’est un peu ce qui s’est passé pour moi d’ailleurs, car après avoir fini mon Service Civique, j’ai commencé mon nouvel emploi à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines deux mois après, dans un environnement que je connaissais bien pour le coup ! C’était d’ailleurs assez stressant au début, parce que c’était vraiment ma première « grosse » expérience professionnelle, moi qui n’avais donc connu que le Service Civique et des jobs d’été. Mais j’ai eu de la chance, je suis tombé sur une super équipe qui m’a vraiment bien accueilli et qui a vraiment été très présente à mes débuts pour me former. Je pense d’ailleurs que le super accueil que j’ai eu me marquera pendant très longtemps, car ce n’est malheureusement pas le cas partout. Je suis donc toujours à la Fac en quelque sorte, je n’arrive décidément pas à partir (rires) !

  • Quelle est votre poste actuel ? 

Je suis gestionnaire en Ressources Humaines et Financier. Concrètement, je m’occupe actuellement de tout ce qui est service administratif des tuteurs à la FLSH (contrats, paie, etc,…). Je m’occupe également de la même façon des Services Civiques, des professeurs invités (les professeurs venant d’Université étrangère qui viennent donner des cours à Limoges pendant une période donnée) et aussi des services des enseignants titulaires et vacataires.  Je m’occupe aussi de la procédure de remboursements des frais d’inscriptions pour les étudiants qui y ont droit. Après je dis « m’occuper » mais ce n’est pas vraiment le terme exact, car avec mes collègues il y a un vrai travail d’équipe, on est des fois plusieurs à s’occuper ou à s’aider sur les mêmes dossiers. C’est ce qui me plaît aussi dans ce travail, c’est que l’on est vraiment une équipe et que l’on peut compter les uns sur les autres, c’est très enrichissant.
Pour ce qui est d’une journée type, et bien je suis bien incapable de la résumer. Et c’est très bien comme ça ! En effet, aucune journée ne se ressemble et je trouve ça vraiment bien parce qu’on ne se lasse jamais. Les journées sont en effet très variées en fonction de l’actualité du moment ou des tâches qui doivent être accomplies.

  • Quels conseils donneriez-vous aux futur.e.s étudiant.e.s de master  ? 

Comme conseils, je dirais tout d’abord qu’il faut bien choisir le master que l’on a envie de faire : se demander ce qui nous plait, se renseigner sur le contenu du master et ses débouchées, et ne pas hésiter à se renseigner auprès des profs si l’on a des questions. Ensuite pour ce qui est du ou des mémoires, je sais que tout le monde dit ça mais il ne faut vraiment pas s’y prendre au dernier moment. Il faut essayer de s’ordonner et de répartir son travail, afin de pouvoir le faire sereinement. Il faut aussi et même surtout que le sujet du mémoire vous passionne ou que cela vous intéresse au moins très fortement. Sinon, avec tout le temps que vous allez passer dessus, vous allez devenir fous ! Et avoir envie d’abandonner. Il ne faut pas hésiter non plus je pense à parler avec son directeur/directrice de mémoire : Voir avec lui/elle le rythme de travail que vous souhaitez, si vous souhaitez être assez « libre » dans votre travail ou au contraire si vous avez besoin de le/la voir souvent et qu’il/elle vous fixe des objectifs de travail précis. Après, ça peut faire peur comme ça, mais franchement il n’y a pas de quoi : Vous ne serez pas tout seul face à votre travail, et je peux vous garantir que vous serez vraiment content lorsque vous allez le rendre. Alors courage et croyez en vous !